Les bénéficiaires du projet d'appui aux filets sociaux MERANKABANDI se réjouissent de ses réalisations. Ils affirment que leurs conditions de vie se sont améliorées. Depuis le mois de juillet 2017, plus 56 000 ménages ont bénéficié de l'appui de MERANKABANDI dans sa zone d'action composée de quatre provinces qui sont Gitega, Karusi, Ruyigi et Kirundo. Comme perspectives, on compte étendre le projet dans toutes les provinces du pays.
Lors de l'atelier d'échange d'informations sur les réalisations, les défis et les perspectives du projet d'appui aux filets sociaux MERANKABANDI organisé le 23 juin 2021 au chef-lieu de la province Ngozi, les bénéficiaires ont fait savoir que les résultats de ce projet sont appréciables.

Marie Goreth Ndayishimiye, habitant le quartier Nyabututsi, commune Gitega, province Gitega, affirme qu'avant l'existence du projet MERANKABANDI, sa famille vivait dans une grande pauvreté. « C'est grâce à son appui que nous sommes sortis de ce calvaire. On me donnait 40 000 FBu tous les deux mois. On s'est mis en groupe avec les autres bénéficiaires de ce projet pour pratiquer la tontine. Avec cette pratique, je suis parvenue à faire l'élevage des porcins. J'ai commencé avec trois », indique Mme Ndayishimiye. Cette femme nous confie que Dieu l'a béni, car un de ses porcins a mis bas 10 porcelets. Grâce au renforcement des capacités initiées par MERANKABANDI à l'endroit des bénéficiaires dans l'optique de mieux rentabiliser les acquis de ce projet, 9 de ces derniers ont été vendus à un montant de 270 000 FBu. Ce montant a été utilisé dans l'achat des tôles pour se construire une maison. 


L'habitat a été amélioré 
Après quelques mois, deux de ses trois porcins ont mis bas au total 16 porcelets. 14 de ces derniers ont été mis sur le marché et ont coûté au total 490 000 FBu, c'est-à-dire 35000 FBu chacun. C'est dans ce sens que Ndayishimiye et son mari ont pu construire une maison cimentée et équipée d'une plaque solaire. Actuellement, elle indique qu'elle allume une lampe électrique pendant la nuit. Par conséquent, ses enfants étudient bien. Ils n'ont pas de difficultés à réviser les cours. Pour ne pas faire la cuisine dans leur maison d'habitation, ils ont construit une cuisine dehors. De plus, elle pratique aussi l'agriculture. Et de renchérir que le rendement est bon, car elle ne connaît pas de barrière liée aux semences et aux intrants agricoles. Avant le projet MERANKABANDI, ils avaient des difficultés pour s'acheter des intrants agricoles suite au manque de moyens financiers. « Nous avons aussi installé un robinet chez nous pour en finir avec les problèmes d'hygiène grâce à l'appui de MERANKABANDI que nous avons fructifié », martèle-telle. Cette femme demande au gouvernement d'étendre le projet sur d'autres provinces dans l'optique de combattre la pauvreté dans le pays.


Marie Goreth Ndayishimiye, habitant le quartier Nyabututsi, commune Gitega, province Gitega : « Avant l'existence du projet MERANKABANDI, ma famille vivait dans une grande pauvreté ».

MERANKABANDI à la rescousse des veuves
Spéciose Ntukamazina, habitant la commune Butaganzwa de la province Ruyigi est aussi ravie du fait que les conditions de vie de sa famille se sont améliorées grâce au projet MERANKABANDI. Elle a trois enfants. Depuis que son mari est décédé, elle fait savoir qu'elle a quitté la famille de son époux pour aller vivre chez ses parents. « A cet endroit, la situation n'était pas bonne. Moi et mes trois enfants partagions une seule chambre. Pour trouver de quoi manger, je cultivais dans les champs de nos voisins. On me payait 1200 FBu par jour », laisse entendre Mme Ntukamazina. Suite au manque de moyens financiers suffisants, ils ne mangeaient qu'une fois par jour et cela pendant deux ans.


Laetitia Nyabuhoro, une femme de la communauté Batwa habitant la colline Gatete de la commune Busoni dans la province Kirundo : « C?est grâce à MERANKABANDI que je suis parvenue à métamorphoser les conditions de vie de ma famille ».

Les conditions de vie se sont améliorées
Avec le projet MERANKABANDI, la situation a changé. Depuis que Ntukamazina a été choisie par MERANKABANDI, les conditions de vie se sont améliorées. « En premier lieu, on m'a offert un montant de 40 000 FBu. Les 20 000 FBu ont été utilisés dans l'achat de la nourriture pour mes enfants. Le reste du montant a été orienté vers le petit commerce. J'achetais les bananes pour fabriquer et vendre la bière de banane », fait savoir Mme Ntukamazina. Elle vendait cette bière locale deux fois par semaine. « Je pouvais engranger un bénéfice de 10 000 FBu ou même plus. Cela dépendait de la manière dont je m'étais approvisionnée en matières premières », précise-t-elle.
Deux mois après, avec l'appui de ce projet, elle s'est lancée dans l'élevage, surtout celui des porcins. Elle a acheté deux porcins (une truie et un verrat) à 80 000 FBu. Après quelques mois, elle a mis bas 9 porcelets. 7 parmi ces derniers ont été mis sur le marché. Chacun se vendait à 35 000 FBu. L'argent qu'elle a bénéficié a été utilisé dans l'achat d'une parcelle de 400 000 FBu, car cette femme voulait à tout prix construire sa propre maison, car elle et ses enfants ne voulaient pas continuer à partager le même toit avec ses parents. Ses porcins ont continué à se reproduire, car trois d'entre eux ont aussi mis bas. Le premier a donné huit porcelets, le deuxième neuf porcelets et le troisième six porcelets. Elle les a vendus et a acheté des tôles et des briques cuites pour concrétiser son projet.
Avec l'argent qu'elle a tiré de l'élevage des porcins et du commerce de la bière de banane, elle a aussi acheté une propriété foncière de 700 000 FBu. Cette femme se réjouit du fait que les conditions de vie de sa famille se sont améliorées. Actuellement, elle possède 4 porcins. Ses enfants mangent trois fois par jour et étudient dans de bonnes conditions. Elle pratique aussi l'agriculture et affirme que le rendement est bon, car elle trouve facilement des semences sélectionnées et des intrants agricoles.


MERANKABANDI revivifie les relations conjugales chez les bénéficiaires
Stéphanie Mukeshantore, habitant la colline Kinyangurube de la commune Kirundo, province Kirundo n'y va pas par quatre chemins. Elle a sept enfants. Et suite à la pauvreté, son mari l'a abandonnée. Par la grâce de Dieu, MERANKABANDI l'a sélectionnée comme une personne vulnérable et elle a commencé à bénéficier de son appui. Elle indique que ses enfants portaient des haillons suite au manque de moyens financiers. Elle et ses enfants vivaient dans une maisonnette dénommée blindé. « Avec l'appui de MERANKABANDI, la situation a changé. Je pratique l'élevage et l'agriculture. A titre illustratif, je peux récolter deux tonnes de riz dans les marais », fait remarquer Mukeshantore. Ses enfants n'ont pas de soucis en ce qui est des frais scolaires, des uniformes ou de la nourriture. Comme la pauvreté commence à être maîtrisée, Mukeshantore fait savoir que son mari souhaite rentrer au bercail. Il la téléphone souvent pour essayer de revivifier leurs relations conjugales.



Stéphanie Mukeshantore, habitant la colline Kinyangurube de la commune Kirundo, province Kirundo : « Grâce au projet Merankabandi, mes enfants n?ont pas de soucis en ce qui est des frais scolaires, des uniformes ou de la nourriture ».

Le développement des Batwa, une préoccupation de MERANKABANDI MERANKABANDI n'a pas négligé la communauté des Batwa. André Nduwimana, habitant la commune Mutumba de la province Karusi est aussi ravi des acquis du projet MERANKABANDI. Il est membre de la communauté Batwa et affirme que MERANKABANDI est venu comme un Messie pour les Batwa. Selon lui, la majorité des Batwa vivent déjà dans des conditions minables. Ils vivent dans des cabanes. Ils n'ont ni de quoi manger ni de quoi boire. Ils portent des habits en lambeaux. Ce sont des va nu pieds. Néanmoins, cette situation est en train de changer pour les Batwa qui ont eu la chance de bénéficier des acquis de MERANKABANDI. « A titre illustratif, Dieu a béni ma femme, car elle a été sélectionnée par le projet MERANKABANDI.
Lorsqu'on a reçu le 1er montant de 40 000 FBu, 20 000 FBu ont été utilisés dans l'achat des vivres et des habits pour nos enfants. Avec les 20 000 FBu qui restent, on a loué une propriété foncière pour pratiquer l'agriculture. Pendant la 1ère récolte, on a eu un rendement de 200 kg de riz. 100 kg ont été vendus et le reste de cette récolte a été conservé. Pendant la 2ème récolte, on a eu 400 kg de riz. 300 kg ont été vendus et 100 kg mis dans le stock afin d'être consommés par les membres de sa famille. Et d'ajouter qu'on cultive aussi des haricots, etc. «Aujourd'hui, nous avons acheté des propriétés foncières. Nous avons aussi construit une maison de trois chambres. Elle est même cimentée. Les filles partagent une chambre et les garçons autant. Auparavant, les filles et les garçons partageaient une même chambre. Lui et sa famille vivaient dans une vieille cabane. S'il advenait de pleuvoir, c'était le calvaire, car l'eau de pluie pénétrait jusque dans la maison


Michel Nyabenda, coordonnateur du projet MERANKABANDI (au micro) : « Depuis que le projet Merankabandi est opérationnel depuis 2017, plus de 56 000 ménages les plus démunis ont bénéficié de ces acquis ». 

Les tontines, une stratégie pour fructifier l'appui de MERANKABANDI
Laetitia Nyabuhoro, une femme de la communauté Batwa habitant la colline Gatete de la commune Busoni dans la province Kirundo s'en réjouit aussi. Elle fait remarquer que c'est grâce à MERANKABANDI qu'elle est parvenue à métamorphoser les conditions de vie de sa famille. Elle est mère de 11 enfants dont 6 garçons et 5 filles. Auparavant, elle indique que sa famille vivait dans des conditions minables. Ses enfants ne parvenaient pas à jouir de leurs droits vitaux : droit à la scolarité, droit à se faire soigner, etc suite à la pauvreté. Avec MERANKABANDI, les femmes Batwa bénéficiaires de ce projet habitant la colline Gatete se sont regroupées en association. Elles ont monté une tontine. Cette stratégie leur permet de mettre en oeuvre d'autres activités génératrices de revenus. A titre illustratif, Nyabuhoro exerce le commerce des patates douces, des colocases, des bananes, des légumes et des haricots au marché de Gatete.
Elle peut engranger un bénéfice de plus de 10 000 FBu par jour. Elle pratique aussi l'élevage des caprins et des porcins. « Avec l'appui de MERANKABANDI, je me suis acheté un poste DE radio à 20 000 FBu, deux chèvres à 90 000 FBu et une parcelle à 400 000 FBu», signale-t-elle. Elle pratique aussi l'élevage de la volaille. De surcroît, elle cultive les choux, les oignons, les haricots, etc. Selon elle, tous ses enfants parviennent à manger trois fois par jour et à fréquenter l'école


Les Batwa parviennent à améliorer leur niveau de vie
Elle s'est construit une maison couverte de 18 tôles. « Je l'ai même peint ces derniers jours», martèle-t-elle. Actuellement, ses six enfants ne manquent pas de matériel scolaire, de quoi manger et se vêtir. De plus, ils accèdent facilement aux soins de santé, car Nyabuhoro leur a procuré la CAM. Elle indique qu'elle a abandonné le métier de potier, car il ne génère pas assez de bénéfices. Elle est ravie du fait que MERANKABANDI s'intéresse beaucoup plus à la communauté Batwa par rapport aux autres communautés. Actuellement, elle affirme que les Batwa n'ont pas peur de partager un verre avec les gens des autres ethnies comme auparavant, car la pauvreté qui guette les Batwa commence à être maîtrisée.
Auparavant, on peinait à trouver de quoi manger parce qu'on ne s'intéressait pas à l'agriculture. On vivait grâce à la poterie qui génère très peu de revenus. Les enfants dormaient souvent ventre creux. Pour cette raison, ils battaient le record d'absentéisme à l'école. Chez eux, l'insalubrité régnait en maître. Cette situation faisait que la communauté des Batwa subissait une discrimination et une stigmatisation. Et Nyabuhorode remercier le projet MERANKABANDI de l'avoir protégée de tous ces maux.


MERANKABANDI bénéfique
Les parlementaires présents à l'atelier ont fait savoir que le projet MERANKABANDI a été bénéfique à bien d'égards. Hon Jean Baptiste Sindayigaya de la communauté des Batwa qui a été élu dans la circonscription de la province de Kirundo se réjouit du fait que ce projet se préoccupe des Batwa, car leur développement est une nécessité. Il demande aux bénéficiaires Batwa de bien gérer cet appui pour combattre la pauvreté avec énergie. Hon. Jean Marie Nibirantije élu dans la circonscription de Karusi demande aux responsables de MERANKABANDI d'étendre le projet sur d'autres provinces. En outre, il a fait savoir qu'appuyer les personnes âgées est une nécessité. Hon. Dieudonné Niboneye élu dans la circonscription de Ngozi se réjouit aussi des réalisations de MERANKABANDI. Selon lui, il a été constaté que l'impact du projet a été en général bénéfique pour les bénéficiaires.


L'autonomisation de la femme, un pari réussi
Hon. Jean Bosco Ntunzwenimana élu dans la circonscription de Kirundo abonde dans le même sens. Selon lui, les résultats du projet sont positifis. On a vu qu'il y a des bénéficiaires qui sont partis de zéro franc, mais qu'actuellement voient leurs conditions de vie s'améliorer. Ils parviennent à satisfaire leurs besoins vitaux. D'autres sont parvenus à se construire des maisons. Ce qui est une bonne chose. Selon toujours lui, la raison est que la coordination a été bonne. De plus, le projet ne s'est pas limité au transfert monétaire. Il y a eu des activités complémentaires pour leur apprendre à fructifier l'appui. Il précise que même les autres fonctionnaires ont besoin de ces séances pour apprendre comment fructifier leur argent. Hon.Marie Chantal Nkurunziza s'en réjouit du fait que le projet MERANKABANDI accorde beaucoup d'importance à l'autonomisation de la femme. Dans ce sens, elle espère que cela va contribuer à la maîtrise des VBGs. Même la Présidence reconnaît que le projet MERANKABANDI a été bénéfique pour les bénéficiaires. Selon Aloys Nyabenda, de la commission socio-culturelle à la Présidence, MERANKABANDI est parvenu à améliorer les conditions de vie des ménages.


Aloys Nyabenda de la commission socio-culturelle à la Présidence : « MERANKABANDI est parvenu à améliorer les conditions de vie des ménages ».

La deuxième phase du projet MERANKABANDI pourrait avoir lieu dans un proche avenir
Félix Mpozeriniga, secrétaire permanent au ministère de la Solidarité Nationale, des Droits de la Personne Humaine, des Affaires Sociales et du Genre indique que c'est une réalité que le projet MERANKABANDI a boosté l'économie des ménages les plus démunis. Il a sauvé la vie à la plupart des ménages. Pour cela, les négociations de la deuxième phase de ce projet entre le gouvernement du Burundi et le bailleur qui est la Banque Mondiale sont en cours et vont bon train. On espère que le nouveau projet couvrira toutes les provinces du pays.


Plus de 56 000 bénéficiaires enregistrés
Le projet d'appui aux filets sociaux MERANKABANDI est opérationnel depuis juillet 2017, indique Michel Nyabenda, coordonnateur de ce dernier. L'objectif était de combattre la pauvreté et ses effets pervers qui guettent beaucoup de ménages au Burundi. Jusqu'à maintenant, 56 090 ménages les plus démunis ont bénéficié directement des acquis de MERANKABANDI dans toute sa zone d'action. Dans la province de Ruyigi, on compte 13 515 bénéficiaires dans les communes de Butaganzwa 2, Butezi, Bweru et Gisuru. Dans la province de Gitega, on dénombre 13 786 bénéficiaires dans les communes de Gitega, Buraza, Bugendana et Itaba. Dans la province de Karusi, on a enregistré 14 458 bénéficiaires dans les communes Gihogazi, Mutumba, Nyabikere et Bugenyuzi. Dans la province de Kirundo, on compte 14 331 bénéficiaires dans les communes Kirundo, Busoni, Bugabira et Ntega. Chaque ménage sélectionné a reçu des transferts monétaires de 40 000 FBu tous les deux mois pendant 30 mois.


MERANKABANDI ou une stratégie efficace de lutte contre la pauvreté
Selon le coordonnateur du projet MERANKABANDI Michel Nyabenda, le Projet d'Appui aux Filets Sociaux MERANKABANDI est un projet pilote de transfert monétaire aux ménages les plus vulnérables dans des zones sélectionnées. Selon lui, c'est une stratégie très efficace de lutte contre la pauvreté. Elle est aussi appliquée ailleurs. Ce sont des transferts monétaires réguliers pendant une période bien déterminée avec des mesures d'accompagnement pour qu'ils soient utilisés de façon rationnelle et permettent d'améliorer les conditions de vie des bénéficiaires. Ils se font de façon électronique via les téléphones mobiles qu'ils reçoivent gratuitement. Chaque ménage sélectionné a un compte électronique sur lequel on transfère régulièrement le montant de 40 000 FBu tous les deux mois. L'argent transféré est remis directement aux femmes. Elles sont enregistrées comme responsables du montant offert. Le paiement s'effectue via un téléphone mobile remis gratuitement aux bénéficiaires. En plus de ces transferts monétaires, il y a des activités complémentaires qui ont été effectuées. C'est à titre d'exemple la sensibilisation auprès des ménages pour qu'ils comprennent la raison pour laquelle elles doivent veiller à la bonne gestion de ce montant. On veut que la malnutrition chronique qui menace les enfants de moins de 12 ans soit éradiquée.



Les fruits sont palpables
Monsieur Nyabenda se réjouit du fait que le projet MERANKABANDI a gagné le pari. 97,4% des bénéficiaires déclarent faire de l'épargne. L'allaitement maternel exclusif est observé pendant les 6 premiers mois dans 90,4% des ménages. 77,9% des ménages bénéficiaires ont un niveau de consommation alimentaire acceptable. Tous les enfants vont à l'école à près de 50% des enfants en âge de scolarité. 90,2% des ménages disposent de savons en permanence. Les ménages bénéficiaires ont pu sortir de leur situation de pauvreté et de malnutrition. Leur situation a progressé et ils ont désormais confiance en un avenir meilleur. Selon toujours Monsieur Nyabenda, le projet d'appui aux filets sociaux MERANKABANDI est un programme phare très innovant dans la promotion de la communauté Batwa. A toutes les étapes, on met l'accent sur les Batwa. La raison principale à cela est que cette communauté est en proie à une pauvreté sans nom. Elle vit grâce à la poterie qui ne génère rien comme bénéfice. Elle est très vulnérable.Les enfants issus des ménages Batwa n'ont pas accès à l'éducation et aux soins de santé suite au manque de moyens financiers. C'est une communauté discriminée et stigmatisée. Les Batwa habitent dans de petites huttes couvertes de paille. Pour toutes ces raisons, MERANKABANDI est venu leur apporter une voie de sortie pour leur permettre de se tirer de ce gouffre. On va améliorer leur habitat et les inciter à pratiquer l'élevage et l'agriculture connus comme des secteurs porteurs de croissance. Monsieur Nyabenda souligne que les défis rencontrés pendant l'opérationnalisation du projet MERANKABANDI n'ont pas été de taille. Il cite entre autres le choix des bénéficiaires qui n'a pas été facile. De plus, pendant sa mise en oeuvre, on s'est heurté à la pandémie de Covid-19.Nonobstant, on s'est adapté rapidement à ce fléau. Les bénéficiaires ont appris comment s'en protéger. Des kits qui facilitent le lavage des mains ont été immédiatement mis en place. Notons que la première phase du projet MERANKABANDI va se clôturer au mois de juin 2022.  


Objectif de dévéloppement
Les bénéficiaires du projet d'appui aux filets sociaux MERANKABANDI se réjouissent de ses réalisations. Ils affirment que leurs conditions de vie se sont améliorées. Depuis le mois de juillet 2017, plus 56 000 ménages ont bénéficié de l'appui de MERANKABANDI dans sa zone d'action composée...
J'espère que ce projet apportera dans les semaines à venir ses promesses à de nombreux bénéficiaires et que l'aide apportée leur servira à améliorer leur quotidien.Michel Nyabenda - Coordonnateur du projet
« Nouvellement mis en exécution, avec de nouveaux mécanismes clés de renforcer la solidarité et faciliter l’intégration des personnes vulnérables, le Projet d’Appui aux Filets sociaux, MERANKABANDI recèle des atouts favorables à la réussite » ( 4 juin 2019)InfoMag
« Leta y’Uburundi yiteze ko ba Ntahonikora ashigikirwa n’Umugambi Merankabandi bova koko mu bukene, bagafungura neza, bagashobora kwivuza no kurungika abana babo kw’ishure. Ivyo navyo birasaba ko bantahonikora bagira ishaka n’inguvu vyo kuva mu bukene, bakitunganya neza kugira biteze imbere » (Ruyigi, 7 août 2018)S.E. Président de la République
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