Le projet d'appui aux filets sociaux Merankabandiest opérationnel au Burundi depuis le 27 juillet 2017. Il fournit des transferts monétaires réguliers à des ménages plus vulnérables que d'autres et vivant dans une extrême pauvreté. Le projet qui ?uvre dans quatre provinces du pays, à savoir Ruyigi, Karusi, Gitega et Kirundo a commencé avec 48 000 ménages en transférant une somme de 40 000 FBu tous les deux mois à chaque ménage. Depuis le début de 2020, Merankabandi a ajouté 6 000 d'autres vulnérables. Sous l'encadrement de Jean Mvuyekure, le chargé de la formation et de la communication à Merankabandi, deux journalistes des Publications de presse burundaise ont été en province de Karusi du 8 au 11 juin 2020 afin de se rendre compte de l'état de l'utilisation des transferts monétaires déjà reçus par les nouveaux bénéficiaires. Le constat global est que ces derniers sont déjà à l'oeuvre et sur une bonne lancée pour en tirer le maximum de profits possible.
Dans la province de Karusi, quatre communes sont couvertes par le projet, à savoir Bugenyuzi, Gihogazi, Mutumba et Nyabikere. Les quatre communes comptent 73 collines dont 64 collines sont atteintes par le projet, à savoir 22 collines/27 à Bugenyuzi ; 17 collines/21 à Gihogazi ; 11 collines/11 à Mutumba et 14 collines/14 à Nyabikere. Le transfert monétaire qui est pour la famille passe dans les mains de la femme. Ces informations ont été fournies par Jean-Bosco Ntahondereye, responsable provincial des opérations (RPO) à Karusi pour le compte du projet.


Mille cinq cents ménages de plus


Jean-Bosco Ntahondereye, RPO Karusi : « Les vols dans les chants n'existent presque plus dans les communes et sur les collines de Karusi».(Photo Robert Nshorirambo)
Selon le RPO Karusi avant l'ajout, le projet Merankabandi assistait 12 954 ménages des 4 communes ciblées dans la province.
Aujourd'hui, il assiste 14 454 ménages, soit un accroissement de 1 500 ménages dont 550 nouveaux ménages à Bugenyuzi ; 400 à Gihogazi ; 200 à Mutumba et 350 à Nyabikere. Lors de notre passage, chaque nouveau ménage bénéficiaire avait déjà reçu 120 000 FBu représentant trois tranches (février-mars ; avril-mai et juin-juillet 2020). La tranche de juin-juillet a été perçue en même temps que celle d'avril-mai. Pour dire que le 5 mars 2020, un ménage bénéficiaire du projet a eu d'un coup 80 000 FBu. La double tranche est liée au Covid-19 puisqu'on ne savait pas comment la situation allait évoluer.
Nous avons alors été sur les collines Cuba, Kiranda et Kinazi de la commune Bugenyuzi ; Murago et Ramba de la commune Gihogazi ; Mbabazi de la commune
Nyabikere et Mutara de la commune Mutumba où nous avons parlé avec 18 personnes dont 17 femmes et 1 homme tous nouveaux bénéficiaires des transferts de monnaie de Merankabandi.
Le seul homme rencontré à Kiranda s'appelle André Ndimubansi. Il représentait son épouse FébronieNimpagaritse qui était souffrante. Une marque d'une bonne entente au sein des couples dans l'utilisation de l'argent reçu. Cette bonne entente est confirmée non seulement par toutes les femmes rencontrées mais aussi par le RPO Karusi ainsi que le chef de la colline Mbabazi. Ils disent que les rares cas de mésententes qui se présentent sont vite réglés.


Une vulnérabilité et une pauvreté avérées
A travers les propos recueillis auprès de toutes les personnes rencontrées, on remarque que Merankabandi est venu au secours des personnes réellement vulnérables et se trouvant dans une extrême pauvreté.


Marie Goreth Ngendakumana de la colline Kirenda venait d?une formation sur les petits projets mais rapidement rentables.Aujourd?hui elle vend la bière de banane. Elle compte s?acheter du bétail pour avoir de la fumure. (Photo Robert Nshorirambo)
Ainsi par exemple, Claudine Nishimwe est une jeune femme de 32 ans de la colline Cuba. Cette mère de 4 enfants a été abandonnée par son mari qui a pris une autre femme à Bujumbura, il y a environ 3 ans.
Avant le projet, elle trouvait très difficilement de quoi nourrir ses enfants, de quoiles habiller et du savon pour se laver. Elle ne pouvait pas non plus se procurer du gel pour le corps ni de lopin de terre suffisant pour pouvoir cultiver et produire assez.
Jeannette Kantugane est une autre jeune femme de 26 ans de la colline Mutara. Cette mère de deux enfants est mariée à un jeune homme qui l'a engrossée alors qu'ils étaient encore tous élèves. Quand elle a été engrossée, elle était en 8e année. Ils ont tous dû abandonner l'école. Avant le projet, le couple n'avait pas de petit bétail ni d'ustensiles de cuisine et encore moins de lopin de terre pour pouvoir cultiver.
D'autres signes d'extrême pauvreté et de grande vulnérabilité des femmes rencontrées se nomment veuvage avec plusieurs enfants et sans propriété foncière ; des veuves retournées chez leurs parents de sang ;manque de logement digne d'un être humain; incapacité de se payer les soins de santé et les frais d'hospitalisation une fois tomber malades; manque de lits et de couvertures ; beaucoup de dettes envers les tiers ; manque de frais scolaires pour les enfants et bien d'autres.
Pour pouvoir vivre et survivre, beaucoup de ménages étaient obligés d'aller travailler dans les champs des autres ménages plus nantis. En contrepartie, ils recevaient une rémunération insignifiante variant entre 800 et 1 200 FBu/jour. Les plus chanceux,pouvaient louer un petit lopin de terre pour y pratiquer quelques cultures.Encore que trouver des semences et de la fumure était une autre équation à résoudre. 


Une réelle plus-value au sein de la communauté
D'une manière générale, Merankabandia apporté une grande valeur ajoutée au sein de la communauté. Au niveau de la communauté par exemple, selon le RPO Karusi, les vols dans les champs étaient monnaie courante avant sur les collines de Karusi. Avec le projet, le phénomène n'existe presque plus. Ezéchiel Simbakwira, le chef de la colline Mbabazi, abonde dans le même sens. Il témoigne en effet qu'avant le projet, les administratifs à la base étaient régulièrement et quotidiennement occupés à trancher des plaintes liées aux vols dans les champs et dans les ménages où des délinquants volaient de la nourriture ou du petit bétail. Cela hypothéquait alors la sécurité sur les collines. Avec le projet Merankabandi, ce phénomène n'existe plus sur sa colline et sur les collines avoisinantes. A l'actif du projet, le chef de la colline Mbabazi ajoute qu'aujourd'hui les abandons scolaires ont diminué étant donné que les enfants qui rentrent de l'école sont sûrs de trouver de quoi manger à la maison.
A ce sujet, une veuve qui s'appelle Marie Goreth Ngendakumana de la colline Kiranda donne un témoignage éloquent. Grâce à Merankabandi, elle a pu faire soigner un de ses enfants qui avaient abandonné l'école puisqu'il souffrait des yeux alors qu'il était en 9e année fondamentale. Aujourd'hui, il a repris le chemin de l'école. Lors de notre passage, il passait le concours national comme les autres.
Selon M. Ntahondereye, les transferts monétaires de Merankabandi sont venus unir et remettre ensemble des couples qui étaient en situation de séparation consécutive au manque de moyens pour vivre. Aujourd'hui, les bénéficiaires s'achètent du fumier et des semences. Ce qui leur permet d'augmenter la production agricole qui, à son tour, participe à stabiliser l'économie des ménages ainsi que les marchés locaux. Une priorité a été aussi accordée à la communauté Batwa de Karuzi qui jadis n'avait pas de propriétés foncières. Les Batwa étaient en situation d'éternels nomades. Avec le projet, beaucoup de Batwa se sont achetés leurs propres propriétés et sont aujourd'hui stables. Ils ont même un site sur lequel ils sont bien installés en commune Gihogazi.


Une valeur ajoutée dans les ménages
Une valeur ajoutée s'observe également déjà chez les nouveaux ménages bénéficiaires du projet. Avec un large sourire aux lèvres, toutes les femmes rencontrées n'avaient pas de mots pour exprimer les bienfaits que leur a apportés Merankabandi. Grâce à Merankabandi, ces nouveaux bénéficiaires ont soit déjà régularisé leur mariage ; ils se sont déjà acheté de la volaille et du petit bétail qui améliorent leur alimentation et qui leur donnent du fumier nécessaire à leurs cultures ; ils ont déjà commencé à améliorer leurs habitations ; ils se sont déjà acheté des cartes d'assistance maladie ; ils se sont déjà équipés en ustensiles de cuisine, en lits et en couvertures ; ils sont presque à la fin de liquider les dettes qu'ils avaient s'ils ne les ont pas déjà liquidées ; ils ont loué des lopins de terre pour cultiver ; ils se sont acheté de la fumure et des semences ; leurs enfants qui avaient abandonné l'école ont repris et bien d'autres réalisations. Ainsi par exemple, Imelde Niyonzima est une jeune femme de 28 ans de la colline Ramba. Avec l'argent reçu de Merankabandi, en plus de s'acheter la carte d'assistance maladie à 3 000 FBu, elle a loué un terrain dans un marais de la place à 15 000 FBu où elle va pratiquer la culture du riz ; elle s'est déjà acheté un porcin femelle à 30 000 FBu ainsi que 5 lapins à 15 000 FBu, c'est-à-dire 3 000 FBu chacun. Claudette Ndayisenga est une jeune mère de 30 ans rencontrée sur la colline Mutara.


André Ndimubansi de la colline Kirenda représentait son épous Fébronie Nimbagaritse souffrante,signe d'une entente au sein du couple sur l'utilisation des transferts monétaires. (Photo Robert Nshorirambo)
Avec la 1ère tranche de 40 000 FBu, elle s'est notamment acheté les semences de pomme de terre. Avec la double tranche de 80 000 FBu, elle s'est notamment acheté des supports pour ses champs de haricot ainsi qu'un porcin à 35 000 FBu qui lui permet d'avoir de la fumure. Avec les tranches qui vont suivre, elle compte acheter des chèvres ainsi qu'un terrain dans un des marais de la place où elle va cultiver le riz.
Hélène Macumi, 51 ans, est une femme de la colline Kiranda. Avec la double tranche de 80 000FBu, elle a donné tout le montant en guise d'une avance pour s'acheter une propriété foncière dont le coût total est de 320 000 FBu. Lors de la première tranche, elle s'est procuré d'une carte d'assistance maladie à 3 000 FBu et s'est acheté 2 poules dont 1 femelle et 1 coq.
Désidérata Ndereyimana est une femme de 41 ans mariée à un veuf de la colline Mbabazi. Elle a acheté un porcin à 45 000 FBu qui va bientôt mettre bas ainsi que deux poules à 11 000 FBu dont la ponte participe à l'amélioration de l'alimentation de son ménage.Avec la prochaine tranche, elle compte envoyer l'un de ses enfants à l'université qui, aujourd'hui, se retrouve à la maison faute de moyen


Un petit mauvais sort
Malheureusement, chez certains bénéficiaires, les transferts monétaires reçus ont connus un petit mauvais sort. C'est l'exemple de Jeannette Kantungane de la colline Mutara qui, lors de la double tranche, a presque tout dépensé afin de régler une grosse facture pour les soins de santé et d'hospitalisation. Entre temps, elle et ses enfants sont en effet tombés malades.
Il s'agit toutefois d'un moindre mal puisque si le ménage n'avait pas eu cet argent, il allait se retrouver dans l'incapacité de régler la facture ou s'endetter pour pouvoir se tirer d'affaire. La même Kantungane s'était acheté un porcin à 30 000 FBu lors de la 1ère tranche mais qui est mort.


Félilcité Ndihokubwayo de la colline Murago a régularisé son mariage. Elle a déjà acheté 2 lapins et 2 poussins. Elle appartient à une association d'epargne et de crédit Nawenuze. (Photo Robert Nshorirambo)
 L'autre exemple est celui de Félicité Ndihokubwayo de la colline Murago. Grâce à la 2e tranche, elle a régularisé son mariage. Elle s'est acheté 2 lapins à 6 000 FBu ainsi que deux poussins à 4 000 FBu chacun.
Malheureusement, l'un des poussins a été emporté par un oison rapace. Scholastique Kwizera de la colline Mbabazi n'a pas été non plus très chanceuse. Elle a acheté 2 porcins à 20 000 FBu chacun ainsi qu'une chèvre à 40 000 FBu. Malheureusement, l'un des porcins est mort.


Elles sont désormais membres des associations d'épargne et de crédits

Les bénéficiaires de Merankabandi, nouveaux et anciens suivent des formations complémentaires sur notamment comment concevoir de petits projets mais qui sont rapidement rentables. Dans la province de Karusi, le projet est épaulé dans ces formations par Action Aid. 


Aline Kwizerimana de la colline Kanazi informe que le ménage a déjà acheté des tuiles pour couvrir leur maison en paille ainsi que des semences et de la fumure. (Photo Robert Nshorirambo
Ainsi par exemple, toutes les bénéficiaires de Merankabandi rencontrées sur la colline Cuba étaient en train de suivre le contenu d'une boîte à images sur comment bien utiliser les biens familiaux et comment monter de petits projets générateurs de revenu sous l'encadrement de Claver Nzitonda, animateur communautaire d'Action Aid. Marie-GorethNgendakumana, une veuve de 43 ans de la colline Kiranda venait de suivre aussi une formation complémentaire sur notamment comme se trouver un petit projet mais rentable directement.
Félicité Ndihokubwayo est une jeune maman de 22 ans de la colline Murago. Très émue, elle venait de suivre une formation où elle a été émerveillée par les enseignements tirés du film Gito,Gito étant ce pauvre qui se mesure aux riches allant jusqu'à se permettre de les arroser avec une petite somme qu'il vient d'obtenir par miracle alors que ses propres enfants meurent de faim.
Lors de ces formations complémentaires, ils apprennent aussi les bienfaits d'appartenir dans des associations d'épargne et de crédits.
Toutes les nouvelles bénéficiaires rencontrées à Karusi appartiennent effective ment à des associations qui existent déjà ou travaillent pour la création de leurs propres associations. Ces associations ont des membres dont les effectifs varient entre 20 et 30 personnes. Une action varie entre 500 et 3 000 FBu que tout membre donne chaque semaine.


Désidérate Ndereyimana de la colline Mbabazi a acheté un porcin à 45 000 FBu qui va bientôt mettre bas ainsi que 2 poules dont les oeufs participent à l?amélioration de l?alimentation du ménage. (Photo Robert Nshorirambo)
Selon les associations, chaque membre fait un dépôt de 100 ou de 200 FBu qui serviront pour parer à des urgences notamment quand quelqu'un tombe malade alors qu'il n'a pas directement d'autres moyens pour se faire soigner.
Certaines bénéficiaires nous ont informé que grâce au transfert monétaire de Merankabandi, alors qu'elles n'avaient qu'une action dans leurs associations d'appartenance, aujourd'hui, elles en ont plus de deux. D'autres arrivent même à six actions. Certaines bénéficiaires étaient déjà à leur 3e cotisation. A titre d'exemple, Emelyne Musavyimana, une femme de la colline Ramba avait déjà épargné 40 000 FBu répartis dans deux associations dont elle est membre.


Etendre le projet sur d'autres vulnérables

Selon le RPO Karusi, certains bénéficiaires trouvent que le montant du transfert n'est pas suffisant. Ils se placent par rapport aux travaux à haute intensité de main d'?uvre Himo où les bénéficiaires peuvent recevoir d'un coup 80 000 FBu. Mais, ils oublient que les travaux Himo sont de courte durée alors que les transferts monétaires sont réguliers et sur une grande période. Ce qui permet une bonne planification puisque l'opération est sûre et connue d'avance.


Selon Michel Nyabenda,coordinateur de Merankabandi, la nouvelle formule des transferts monétaires est un moyen très efficace pour lutter contre la pauvété et la vulnérabilité des ménages au Burundi. (Photo Robert Nshorirambo)
 Le chef de la colline Mbabazi est aussi d'avis que la régularité des transferts de Merankabandi est très bénéfique puisque elle permet aux bénéficiaires de se programmer conséquemment. Il a déjà aussi entendu des bénéficiaires qui souhaitent que le montant du transfert soit majoré afin qu'ils soient beaucoup plus à l'aise dans leurs activités. Aussi, tous les indigents qui sont dans le besoin n'ont pas été atteints par le projet. Sur sa colline Mbabazi par exemple, sur 1 200 ménages indigents, seulement 300 sont couverts par le projet. Ceux qui ne sont pas concernés alors ont quelques grognes et manifestent une certaine jalousie. Dans la mesure du possible, il faudrait atteindre le maximum d'indigents possible pour ne pas créer des frustrations chez certains Odette Ndayishimiye n'y va pas par quatre chemins. Cette jeune femme de 36 ans bénéficiaire du projet est de la colline Mbabazi. Elle demande de revoir à la hausse le montant du transfert et que le projet atteigne aussi d'autres vulnérables de sa colline et d'ailleurs puisque ces derniers manifestent quelques mécontentements. Ils s'en veulent presque à ceux qui ont déjà bénéficié du projet. Le coordinateur du projet Merankabandi, Michel Nyabenda n'est pas non plus loin de cette idée. En effet, ce projet pilote financé par la Banque mondiale vient de démontrer que la nouvelle façon d'assister les ménages vulnérables par des transferts monétaires avec des mesures d'accompagnement porte réellement de fruits. Le projet a pu économiser de l'argent si bien qu'il vient d'ajouter 6 mille nouveaux bénéficiaires à la première cible visée au début du projet.
Ce qui atteste que l'objectif a été atteint et même largement dépassé. Il demande alors aux autres bailleurs de fonds et à d'autres partenaires du gouvernement burundais d'appuyer ce dernier en la matière afin que le projet puisse atteindre tous les vulnérables de toutes les communes et de toutes les provinces du pays. Pour ce responsable, le transfert monétaire est un moyen très utile, très efficace afin de lutter contre la vulnérabilité et la pauvreté dans les ménages burundais.

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J'espère que ce projet apportera dans les semaines à venir ses promesses à de nombreux bénéficiaires et que l'aide apportée leur servira à améliorer leur quotidien.Michel Nyabenda - Coordonnateur du projet
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